Zoom sur couleur Outremer

04-SEP-2012

ultramarine
L’outremer, que l’on nomme également lapis-lazuli ou pierre d’azur, est un pigment bleu que l’on trouve sous forme naturelle ou synthétique. D’une teinte étonnante, il est célèbre pour sa profondeur et sa transparence.

L’outremer est l’un des pigments bleus les plus anciens, puisqu’il a été retrouvé dans les temples de Bamiyan, en Afghanistan, dont l’édification remonte aux 6e et 7e siècles av. J.-C. Sous sa forme naturelle, l’outremer est fabriqué à partir d’une pierre que l’homme a commencé à extraire il y a des milliers d’années en Perse, en Afghanistan, au Tibet et en Chine. Il doit son nom au latin « ultramarines » signifiant « par-delà les mers », car l’Europe importait ce pigment unique des pays où il était extrait.

Sa cherté s’expliquait par la complexité des opérations nécessaires à son obtention. Difficile à séparer des roches extraites, il nécessitait ensuite de longues heures d’un travail dur et répétitif pour éliminer toutes les impuretés minérales invisibles (mais préjudiciables à la qualité de la peinture) et obtenir enfin un pigment de qualité supérieure, Utilisé avec parcimonie, souvent pour souligner la condition élevée d’un personnage, il est ainsi longtemps resté cantonné au bleu de la robe des Madones. 

La pureté et l’éclat de l’outremer – pourvu qu’il soit extrait avec le soin et les précautions nécessaires – sont tels qu’il demeure un pigment essentiel sur la palette des peintres, du Moyen-Âge jusqu’à la Renaissance. Devant le coût du pigment et la difficulté à se procurer un produit de qualité supérieure, le gouvernement français prit la décision, en 1924, de promettre une récompense à quiconque parviendrait à synthétiser le bleu outremer. Quatre ans plus tard, le chimiste français Jean-Baptiste Guimet met au point un outremer synthétique identique dans sa composition au lapis-lazuli le plus précieux. 

En 1834, J. M. W. Turner est le premier artiste autorisé à utiliser le pigment synthétique. Depuis lors, l’outremer (que l’on nomme parfois « outremer français ») est devenu incontournable sur la palette des peintres. Le français Yves Klein en est probablement l’utilisateur le plus célèbre, lui qui a consacré à cette couleur le plus clair de sa courte carrière artistique (vers le milieu du 20e siècle). Il ira même jusqu’à développer une formule exclusive nommée IKB (pour « International Klein Blue »). 

L’outremer est un pigment aux multiples usages, que l’on retrouve dans les gammes de peintures à l’huile, d’acryliques et d’aquarelles.
 
Les gammes Winsor & Newton suivantes proposent cette teinte :

Couleur à l’huile extra-fine : Outremer (nuance verte)
 
Couleur à l’huile extra-fine : outremer français 

Couleur à l’huile extra-fine : outremer violet

Acrylique extra-fine : outremer violet

Acrylique extra-fine : bleu outremer 

Aquarelle extra-fine : outremer violet 
Aquarelle extra-fine : outremer français 

Aquarelle extra-fine : outremer (nuance verte)

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