Connexions artistiques: cinq questions à Lee Madgwick

29-AOU-2014

Ice Cream Van

Les œuvres de Lee Madgwick sont immédiatement reconnaissables. Ses charades visuelles hyper réalistes et pourtant oniriques semblent être directement sorties de son subconscient. Les tableaux de Madgwick, bien que remarquables dans leur immobilité, dégagent une impression menaçante qui fait qu’il est impossible ou presque de s’en détourner. 

 

Comme Lee Madgwick le dit lui-même, J’aspire à instaurer un sentiment de drame au cœur de mon œuvre, [en] présentant une image familière dans un cadre intime et ténébreux. Le narratif est très important, mais jamais délibérément complètement expliqué. J’aime laisser le choix au spectateur de sa propre interprétation.

 

Après avoir étudié le graphisme au University College of the Arts de Norwich et obtenu son diplôme en 2003, Madgwick s’est vu décerné le prix de peinture de la Wyss Foundation au 44e Eastern Open en 2013, et vient cette année d’être admis à la Royal Society of British Artists. Continuez la lecture pour découvrir notre fascinant entretien avec l’artiste.


 


 
 Art Topiaire, 2014

Quels sont, selon vous, les outils incontournables ? Cela va-t-il nous surprendre?

 

Je ne suis pas sûr que ce soient des outils à proprement parler, mais le dessous de la main m’est vital puisque je peins le ciel avec les paumes de mes mains et du bout des doigts, en utilisant les huiles miscibles à l’eau Winsor & Newton. Je fais sortir la peinture directement du tube sur la toile, et les formes de nuages émergent naturellement avec le mouvement du glissement de mes mains. Cela me permet ainsi de bien mélanger les couleurs, et ce procédé représente l’aspect le plus expressif de mes peintures. 


 
 Un Meurtre, 2014

Quand avez-vous trouvé votre style artistique ? Était-ce un moment « Eureka »? 

Pendant de nombreuses années, j’ai dessiné au crayon, au stylo et à l’encre, en utilisant des procédés traditionnels et architecturaux. C’est seulement autour de 2005 que j’ai commencé à m’essayer à plusieurs techniques et styles de peinture.

 

C’est également à cette époque que j’ai réalisé que je pouvais exprimer mes histoires sous forme artistique. Ceci et ma fascination pour les bâtiments abandonnés et délabrés ont constitué une combinaison intéressante. Ce sentiment surnaturel d’une beauté hantée qui se dégage de ce type de bâtiments et de paysages me fait réagir et m’inspire. J’ai toujours aimé les contes de fées sombres et quelque peu mystérieux ainsi que les paysages post-apocalyptiques décrits dans les livres et les films. Le narratif est donc très important dans mon travail, mais jamais délibérément complètement expliqué. J’aime laisser le choix au spectateur de l’interpréter à sa guise. 

 

Bien souvent, le thème existe seulement dans ma tête, bien que j’utilise beaucoup de photos pour référence. Mes idées sont aussitôt transposées en croquis par peur de les oublier. Je voyage à travers le pays aussi souvent que possible, pour trouver de l’inspiration et rechercher des endroits souvent négligés dans un cadre urbain ou rural. Au cours des deux ou trois dernières années, j’ai l’impression que mes œuvres traduisent un sentiment de surréalité qui me plaît beaucoup. 

 

Quel a été le grand tournant dans votre carrière d’artiste professionnel?

 

J’ai eu la chance inouïe de réaliser sur demande des expositions mixtes et en solo au fil des ans, et d’avoir été choisi pour des expositions libres. Plus récemment, je suis devenu membre de la Royal Society of British Artists, une étape dans ma carrière qui s’est révélée particulièrement excitante. 

 

 
 Château d’eau, 2014

Quels artistes vous inspirent le plus? 

Il y a beaucoup d’artistes que j’admire, entre autres, Constable, Magritte, Hopper, mais également des artistes plus méconnus comme Leonard Squirrell et Walter Dexter. Toutefois, j’en reviens toujours aux grands artistes d’Europe du Nord du XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle, notamment Casper David Friedrich, Jacob Van Ruisdael et John Crome. Leur don pour le détail était exceptionnel, mais c’est l’atmosphère qu’ils créaient avec leurs couleurs sombres, minérales et ténébreuses que j’apprécie le plus. Bien que leurs tableaux présentent des cieux immenses et des horizons qui s’entrevoient au loin, ils dégagent néanmoins un sentiment d’intimité chargé de tension ou de mélancolie. 

 

Quel est votre produit Winsor & Newton préféré?

 

La gamme acrylique Professionnelle Winsor & Newton est sans aucun doute la meilleure sur le marché. Les couleurs ne perdent rien de leur vivacité lorsqu’elles sont sèches, ce qui est très important. Elles sont également faciles à mélanger avec beaucoup ou très peu d’eau, selon vos habitudes. Leur plus grand avantage est leur temps de séchage : ces peintures permettent de travailler beaucoup plus longtemps que d’autres acryliques. 

 

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